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Qui est derrière la folie à La Citadelle ?

Written by on October 24, 2023

Qui est derrière la folie à La Citadelle ?

C’est un acte de folie d’une rare violence physique et psychologique et donc qui n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre. « Zi tine vini, zot inn komans kraz tout lekipman. Ena dimoune inn tombe dan pe rod sov » , a raconté un témoin de la scène au journal Le Défi de lundi.

En effet, une trentaine d’hommes, dont certains étaient encagoulés, ont fait irruption à un concert qui avait lieu à La Citadelle samedi soir. Celui-ci était organisé par Les Hôtels Attitudes pour marquer leur 15e anniversaire. Les fonds récoltés de cette soirée privée allaient être versés à des œuvres caritatives. La police qui était présente sur les lieux n’a pu que constater la basse œuvre des malfaiteurs. Certains d’entre eux ont crié « Palestine ».

Dans un pays multireligieux et multiracial où le vivre-ensemble constitue un défi permanent, cet incident choquant et inhabituel a été condamné de façon unanime. La presse, mais aussi les réseaux sociaux, en font largement écho.

Les yeux sont rivés maintenant vers la police. Le Défi de lundi annonçait trois arrestations à dimanche soir. Une dizaine d’autres personnes sont tombées dans les mailles de la justice dans la journée de lundi. Quelques questions reviennent : Qui est derrière cette folie ? La police était-elle renseignée des interventions des perturbateurs ? Avait-t-elle pris les dispositions nécessaires ? Pourquoi n’a-t-elle pas procédé à des arrestations déjà samedi soir ? Pourquoi n’a-t-elle pas demandé des renforts alors qu’une unité d’intervention rapide est prête à toute heure aux Casernes, non loin de la Citadelle ?

Cité par Le Défi, le Premier ministre a promis d’être intransigeant. « Mo pou sans pitié contre banne groupe ki pé rode détruire nou l’harmonie », a-t-il promis. De son côté, Navin Ramgoolam, le leader du Parti travailliste et de l’Alliance rouge-mauve-bleu, a appelé les autorités d’agir rapidement et s’assurer que de tels incidents ne se reproduisent pas.

Le verdict du Privy Council ne freine pas les excès du régime

Comme prévu, la poussière est vite retombée sur la décision du Privy Council qui a rejeté l’appel logé par Suren Dayal, le candidat travailliste qui contestait l’élection de Pravind Jugnauth et de ses deux colistiers. Le régime au pouvoir a célébré sa victoire, mais comme le statu quo prévaut, il a été vite rattrapé par les dures réalités de la vie quotidienne de l’île. Dans un texte éditorialisant, l’hebdomadaire Week-End rappelle en long et en large, notamment la politique de petits copains qui enrage la population. Il y a non seulement le projet enfin abandonné de fournir un logement au Speaker Phokeer au coût de 30 millions de roupies sonnantes et trébuchantes, mais aussi la nomination toute récente de Hans Marguerite, détenteur d’un SC, à un poste important et surtout bien payé. L’hebdomadaire 5-Plus y met une couche en rappelant les scandales qui continuent à éclabousser l’image du pays : Stag party, contrats douteux, mainmise du pouvoir sur les institutions, parfum persistant de corruption.

L’affaire Kistnen : trois ans

L’hebdomadaire 5-Plus redonne la parole à Simla Kistnen, la veuve de Soopramanien Kistnen, dont le corps avait été retrouvé calciné dans un champ de canne à Telfair, près de Moka. En effet, l’enquête sur la mort suspecte de ce membre du comité central du MSM et agent politique du Premier ministre patine depuis trois ans, mais rien n’indique qu’elle est proche d’aboutir. « Mo zis envi konn la vérité lor lamor mo missié », se confie-t-elle. Les Avengers, ce groupe d’avocats mené par Rama Valayden, ont saisi l’occasion de ce triste anniversaire et organisé une séance de prière en mémoire du défunt. La semaine passée, l’avocat a aussi fait savoir qu’un habitant de Beau Bassin-Rose Hill l’a contacté et révélé que son fils avait participé à l’assassinat de Soopramanien Kistnen avec d’autres complices. Le jeune homme a quitté le pays pour une question de sécurité.

Agaléga : une île et beaucoup de questions sans réponses

Le mystère règne. Le premier ministre Pravind Jugnauth n’a dévoilé que le strict minimum sur les conditions du bail d’Agaléga et surtout de son utilisation au moment où des « projets de développement » sont en phase finale. L’Express de jeudi est revenu sur la Private Notice Question du Leader de l’Opposition à qui le chef du gouvernement a brandi la clause de confidentialité pour ne rien dire. Ou si peu. La presse indienne est plus bavarde et parle sans ambages de base militaire indienne au milieu de l’Océan indien. Le quotidien a sondé quelques habitants de l’île. En gros, ils sont en colère, voire révoltés du fait que le gouvernement ne leur fournissent non plus pas d’informations. On sait qu’une énorme piste d’atterrissage, des hangars, une tour de contrôle et des logements sont en construction.


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