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Collendavelloo+Obeegadoo+Ganoo : 0+0+0=0

Written by on November 7, 2023

Collendavelloo+Obeegadoo+Ganoo : 0+0+0=0

Dans un couplet composé d’avance, Ivan Collendavelloo devrait rejoindre le cabinet ministériel ces prochains jours. Suspendu il y a trois ans dans le sillage d’une affaire de pot-de-vin, il a été reçu la semaine passée à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC), et il sera vraisemblablement blanchi de toute charge. Cette actualité a fait couler beaucoup d’encre.

Dans l’émission « Au cœur de l’info » vendredi sur Radio Plus, Jean-Claude de l’Estrac, grand observateur de la scène politique mauricienne, a articulé les bons mots en parlant de « preuve absolue que l’État instrumentalise l’ICAC ». Pour lui, ce serait une grossière stratégie de la part du gouvernement, du premier ministre et de l’ICAC, reprend Le Défi de samedi. « Il faut être vraiment fou pour qu’il fasse une histoire aussi cousue de fil blanc que cela. C’est pourquoi je garde un certain recul, car je me demande quelles pourraient être les intentions du gouvernement », a ajouté Jean-Claude de l’Estrac.

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour entre-apercevoir l’intention du régime en cette période pré-électorale et au moment où un récent sondage donne le gouvernement perdant lors des prochaines élections générales. L’idée serait de donner un nouveau visage aux trois groupes sortis du MMM pour faire ménage avec le MSM. Le gouvernement espérerait que leur rassemblement créerait une dynamique à séduire l’électorat. La réponse de Jean-Claude de l’Estrac a été sanglante : 0+0+0=0.

Révélations : hôpitaux insalubres

Images à l’appui, les députés travaillistes Ehsan Juman et Shakeel Mohamed ont mis au jour des conditions insalubres dans certains hôpitaux du pays, révèlent les dysfonctionnements et dénoncent les négligences des autorités. Il va sans dire que les images n’ont pas manqué de choquer la population qui dans l’ensemble fréquente ces établissements pour se faire soigner. Tout le monde connaît quelqu’un qui a fait un court ou long séjour à l’hôpital. Le journal Sunday Times fait sa une de dimanche sur le scandale avec une titraille coup de poing : « La Santé aux soins intensifs ».

L’hebdomadaire note que « La Santé publique est malade. Car sa prise en charge se trouve entre les mains d’un amateur. Les scandales ne manquent pas : Emergency Procurements, décès des patients dialysés, médicaments expirés ou en rupture de stock, aliments pourris et périmés, absence d’hygiène dans les salles et les cuisines, lits et matelas soutenus par des boîtes en carton… Comment ne pas rendre les patients encore plus malades ? » Réponse peu digeste du ministre concerné qui fait le dos rond. « Les repas sont préparés conformément aux recommandations des nutritionnistes et respectent des normes strictes. »

Punaises à l’hôpital de Rose-Belle

Le Défi de lundi ajoute une couche et met le doigt sur l’insalubrité à l’hôpital de Rose-Belle. Car après les dénonciations dans les autres établissements, c’est le personnel médical qui vient de l’avant et révèle les manquements. Ainsi les médecins de Rose-Belle ont fait état des punaises dans leur propre salle de repos. « Nous, médecins, travaillons de longues heures. Nous aspirons à un espace de repos propre et sain. La présence des punaises dans un établissement de soins de santé est non seulement répugnante, mais elle comporte également des risques pour la santé des patients et du personnel médical », ont témoigné plusieurs médecins auprès du quotidien.

La drogue, encore la drogue, qui empoisonne notre jeunesse

On n’en parlera jamais assez. La drogue dans toutes ses formes empoisonne la jeunesse mauricienne et fait des ravages aux quatre coins du pays. L’hebdomadaire Week-End a donné la parole dimanche à Ashvin Gangaram, directeur de l’ONG AILES (Aides, Infos, Liberté, Espoir et Solidarité), qui ne cache pas son inquiétude. Il met en lumière deux phénomènes qui ne peuvent laisser indifférent. En premier, les régions rurales sont maintenant gagnées par le fléau. Ashvin Gangaram ne le nomme pas, mais selon lui, un village à l’est de l’île est en train d’emboîter le pas aux banlieues de Port-Louis les plus affectées par le trafic et la consommation des stupéfiants. Ensuite, il met le doigt sur le rajeunissement des usagers qui sont des garçons et des filles de 15 à 25 ans.

Anse-La-Raie : Pas coquin nou la plage

Rebelote. Il y a des histoires qui se ressemblent. Après le Sud, c’est la côte nord qui fait l’objet de convoitise de la part des caciques du pouvoir. Dans ce cas précis, ce ne sont pas moins de 25 arpents, l’équivalent de 12 terrains de football, qui devraient être alloués à un projet d’hôtel. L’heureux bénéficiaire ne serait autre qu’Avinash Gopee, homme d’affaires proche de l’hôtel du gouvernement. Celui-ci bénéficie déjà d’une « Letter of Reservation » émise par le ministre des Terres Steve Obeegadoo. Lors d’une réunion des citoyens qui se mobilisent contre la privatisation de la plage publique, le député rouge Osman Mohamed a fait ressortir que l’État a déjà dépensé des millions en termes d’infrastructures dans la région pour faciliter l’installation du complexe hôtelier. Pour sa part, Vashish Bijloll, habitant de Goodlands et proche du MSM, est désespéré. « Une fois la plage partie, jamais plus on ne la retrouvera », prévient-il dans une affiche de campagne contre la dépravation. Anse-La-Raie accueille un Centre de jeunesse depuis 1975, comparable à celui de Pointe-Jérôme dans le Sud.

Bon Divali

Mauritius Global Diaspora souhaite une belle fête des lumières à tous les compatriotes, au pays ainsi qu’à l’étranger.


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