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La saga Jagutpal se poursuit

Written by on November 21, 2023

La saga Jagutpal se poursuit

Si c’était une plaisanterie, elle ne ferait même pas rire et heureusement que le ridicule ne tue pas. Le ministre de la Santé Kailesh Jagutpal s’en est couvert jusqu’au cou. Force est de constater que ses tentatives pour en sortir ne font que l’y plonger encore un peu plus. Il a d’abord voulu minimiser la portée des faits liés à l’alimentation avariée servie dans les hôpitaux. Puis, il a accusé les députés travaillistes Shakeel Mohamed et Ehsan Juman d’avoir fait un coup monté et rapporté des boîtes des boîtes de tomates expirées dans la cuisine de l’hôpital Jeetoo. Pour le ministre de la Santé donc, tout va très bien au Pays des Merveilles.

La vérité finit toujours par éclater au grand jour. Kailesh Jagutpal a été rattrapé lundi par un rapport publié par ses propres services alertés par la visite des députés Mohamed et Juman dans les cuisines de l’hôpital Jeetoo. Leur rapport est accablant. Du lait pour bébé expiré depuis 2019 se trouve toujours sur les étagères. Au total, les inspecteurs sanitaires ont constaté plus d’une douzaine d’articles impropres à la consommation. Il y a plus grave. Le ministre a omis de dire la vérité à l’Assemblée nationale alors même qu’il était en possession de ces informations compromettantes lorsqu’il y était pressé des questions par le leader de l’opposition Xavier Duval.

Quand Jagutpal se noie dans le whisky et le vin

Le ministre Jagutpal s’est une nouvelle fois embourbé dans les contradictions et les cover-up pour se rattraper. Cette fois-ci, c’est une histoire de whisky, de vins rouge, blanc et rosé que le ministère de la Santé a acheté avec des deniers publics. Pris la main dans le sac, au lieu de reconnaître les faits et en tirer les leçons, il a nié, nié, nié jusqu’à ce que le député travailliste Ehsan Juman, c’est lui une nouvelle fois, brandisse les factures payées par le ministère pour acheter les breuvages. Une nouvelle fois, au lieu de faire son mea culpa, il a trouvé la parade. L’achat aurait été fait à l’intention des médecins pratiquant à l’étranger et qui viennent faire des opérations à Maurice. Il est même allé balancer les noms de ces médecins bénéficiaires. Ce n’est pas du tout certain que ces médecins apprécieront que leurs noms soient rendus publics pour une affaire de whisky et de vins. Autre question : que dirait le ministre si lesdits médecins venaient à nier avoir reçu ces cadeaux empoisonnés ?

Ces rave parties qui intriguent et irritent

La Special Striking Team (SST) ne doit pas s’arrêter en si bon chemin et dire tout sur ce phénomène que la majorité des Mauriciens viennent de découvrir. Suite aux descentes à Triolet, puis à Fond du Sac, l’assistant commissaire de police Ashik Jagai a non seulement déclaré avoir saisi des quantités stupéfiantes de drogues dures et douces, il a aussi révélé que de telles fêtes sont fréquentes dans le pays. Ah bon !

C’est dans ce contexte que les partis d’opposition réclament plus d’informations sur ce phénomène. Lors d’une conférence de presse rapportée par L’Express de lundi, le MMM va plus loin et réclame les noms des personnes arrêtées à Fond du Sac et Triolet. Surtout, le parti mauve se demande pourquoi les personnes arrêtées sont aussitôt libérées sous caution alors que d’autres personnes doivent passer des jours, des semaines, voire des mois pour les mêmes chefs d’accusation. Dans certains cas comme celui d’Akil Bissessur, avocat et membre du Parti Travailliste, la police a même objecté à la libération conditionnelle. En effet, des questions se posent sur l’identité des personnes qui fréquentent ces rave-parties. D’autant plus qu’on a vu que des personnalités bien en vue ont participé à la fameuse stag-party à Grand Bassin.

Inondations : le gouvernement boit la tasse

La semaine passée a été marquée par des graves inondations dans le sud, mais aussi au centre du pays. A St Jean, un pan du mur du cimetière s’est effondré suite aux pluies diluviennes, ce qui a fait dire à certains que nos morts viennent de mourir une deuxième fois. Année après année donc, c’est toujours le même chaos. L’hebdomadaire 5-Plus traite le sujet en donnant la parole à plusieurs personnes qui, dans le passé, n’ont pas cessé de mettre en garde contre le bétonnage à outrance, le manque de drains et leur maintenance et des solutions durables et efficaces. Le journal souligne que le pays vit en permanence sous la menace des intempéries et dès lors, seule une planification du développement urbanistique pourrait rassurer la population.

Acculé, le premier ministre a expliqué le chaos en disant qu’aucun drain ne pourra évacuer un grand volume d’eau surtout quand il y a des averses qui durent plus d’une heure. Réponse d’Adi Teelock, porte-parole de la Platform Moris Lanvironman : « Le gouvernement au pouvoir depuis 10 ans n’a pas tenu compte des alertes sur les impacts du changement climatique, et des risques qui vont avec. Il a accentué une politique de croissance à tout prix au détriment d’une vision à long terme qui intègre pleinement les risques à la population, comme les inondations et la sécheresse. »

Ras-le-bol à l’aéroport de Plaisance

Ce constat dressé par Week-End concerne plus particulièrement les voyageurs arrivant à Maurice. « Airports Holding Ltd a beau avoir été classée à la troisième place sur les Top 100 compagnies du pays, mais son efficacité sur le terrain laisse à désirer », écrit l’hebdomadaire. En effet, ce n’est pas rare que des touristes, membres de la diaspora en vacances et hommes d’affaires se trouvent à attendre, après avoir voyagé pendant 10 heures, plus d’une heure devant les guichets quasi vides à l’immigration. Le journal fait état de trois officiers qui devaient traiter un grand nombre d’arrivées. Dès lors, la colère et la déception prennent vite le dessus au contact avec le pays qui se veut accueillant. Week-End ironise en disant que le premier ministre qui a déjà effectué deux visites guidées aux côtés de son poulain Ken devra sans doute faire une troisième, surprise cette fois, pour constater de visu le mal être qui règne au SSR Airport.


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